Bein vegni a Laax

Written by Meech on. Posted in Les nouvelles du front de neige...

De notre envoyée spéciale Valérie à Laax.

Lausanne 15h20, l’Intercity pour Zurich s’ébranle, c’est parti pour un long, long, long, très long voyage ! Fribourg, Bern, Zurich, Sargans, Landquart puis enfin Coire. (Depuis Zurich, tu comprends à l’accent des annonces dans le train qu’à côté de ta destination, le bout du monde c’est pas loin).

18h43 Mini Dami ud Härrä wir träffa in Krrrhrruuuurrrr in ! Ha, ça doit être là vu que le train n’a pas l’air d’aller plus loin. Fidèle au poste, Gunnar est là avec son carosse histoire de prendre le relais et de me guider jusqu’à ce qui semble être le paradis sur terre !

19h30 arrivée à Trin sous la « presque » pleine lune, il y a de la neige au bord de la route, c’est bon signe… Je n’en saurai pas plus ce soir !

08h00 samedi matin, café p’tit déj’ et départ pour Laax, la neige est toujours là et apparemment je ne suis pas la seule à me réjouir de chausser mes nouveaux skis, on est même carrément beaucoup ! Quelques bouchons plus tard, je retrouve Yassna au pied des pistes à Larnags 1160m, c’est parti !

Télécabine, télésiège et première descente avec les Sidestash… on fait gentiment connaissance. Remontée à  Crap Sogn Gion 2228m et petit réglage de chaussures au Rock Café en admirant le paysage.

- Bonjour madame, un café s’il vous plaît !
- oui un café à quoi ? rhum, schnapps ? Geneppi ?…
- heuuu, juste un café, c’est possible ?

…et là, pendant que la serveuse repart en haussant les épaules et que Metallica et Motorhead hurlent dans les baffles de ce bar à ciel ouvert, tu prends conscience d’un truc… Les Grisons c’est vachement bien ! Tu regardes autour de toi : des sommets blancs à perte de vue… un truc de fou… même depuis le Petit Cervin tu n’en vois pas autant ! D’ailleurs la très bonne app de mon smartphone « swiss peaks » y perd son latin « Trop de sommets » me dit-elle ! choisir les plus proches ou les plus hauts ?… les plus proches, je lui dis… toujours trop de sommets…. alors va pour les plus hauts…. l’app ne m’en dira pas plus… tant pis, on n’est pas là pour se cultiver on est venues pour avaler de la grosse neige et on a du boulot ! Le domaine skiable est immense. Situé entre 1000 et 3000m d’altitude, les pentes y sont douces et les pistes et autres itinéraires freeride te font tourner la tête. A chaque montée, tu repères un coin que t’iras tracer tout à l’heure (enfin pour cette fois on restera raisonnables, Yassna n’étant pas équipée pour le freeride, on se contente de petits runs entre les pistes ou dans la forêt, mais on ne l’a même pas mauvaise, on sait déjà qu’on y retournera !).

On a beau être des filles, ça ne plaisante pas, ça skie vite, ça se gave de trafolle et de sapins à chaque occasion ! Crest La Siala, Fuorcla, Vorab, Crap Masegn, Treis Palas, Alp Dado, Falera et re Crap Sogn Gion. Sur le coup de 15h, on avale une soupe sur le pouce et Yassna emboite le pas à Valérie qui a repéré un truc marrant en remontant tout à l’heure : C’est facile tu verras… tu vois le télésiège là ? on descend tout droit dessous ! A cette heure, c’est bien clair qu’on est pas les premières à s’engager dans l’pentu mais qu’à cela ne tienne, le cuisses nous brulent mais c’est marrant et au moins là, t’as pas des hordes de skieurs qui zigzaguent devant toi…  On est sur un terrain de jeu 15 fois plus large que la piste, qu’on partage avec 3 sapins et un ruisseau ! En arrivant en bas, le sourire jusqu’au oreilles, on y retourne sans mot dire 1 fois, 2 fois et à la troisième Yassna passera son tour et Valérie mangera de la trafolle pour 2. Le soleil décline tranquillement, c’est déjà la fin de la journée (on y retournera, on y retournera, on y retournera, mais on te l’a déjà dit), on s’offre un petit apéro en bas des pistes avant de reprendre nos routes respectives. Yassna repart sur Vals (où il y a des bains qui valent le détour) et Valérie trace sur Flims pour récupérer Gunnar qui a trimé comme un fou toute la journée.

Pendant que je raconte ma fantastique journée aux « locaux » (ndlr : Gunnar et son colocataire), ils m’expliquent avec un petit sourire navré que je n’ai vu que le plus mauvais de ce que la station a à offrir : record d’affluence sur les pistes (plus de 20’000 forfaits vendus) et itinéraires à touristes, neige tracée, etc… et que la prochaine fois, ils me montreront les « vrais Grisons »

Parce que oui, je voulais te dire un truc, à toi « sluffeur » ! Les grisons, si tu y atterris un jour… c’est soit que tu t’es perdu, soit que tu y es venu sciemment pour des raisons que justement, la raison ignore…. Parce qu’à la base, les Grisons ça ressemble un peu au Valais, mais en plus loin. Comme en Valais, ils sont un peu tous cousins et ils font de la viande séchée mais pas de Petite Arvine. Aux grisons ils parlent le romanche, une langue que tu ne peux pas comprendre si t’es pas né là bas. Alors pourquoi aller au grisons me diras-tu ? Parce qu’aux Grisons ils font un truc nettement mieux que partout ailleurs : la neige !!!  Ceci me conforte dans l’idée que toi aussi, ami « sluffeur », tu devrais a-do-rer !

Les bonnes adresses seront dispo dès le prochain apéro fartage !

Tu veux voir à quoi ça ressemble ? jette un œil là dessous :

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