Archive for 2013

Le Mont Gautier (Nax)

Written by admin. Posted in Les nouvelles du front de neige...

Petite sortie en peaux pour éviter les pistes en mode « printemps » (comprenez, gelées le matin et soupe l’aprèm…)

Descente de la face Ouest du Mont Gautier… Val.

Bon, honnêtement, quand Val a posté sur le mur FB de Sluff : – « Hey sluff tu viens a nax vendredi ? » On s’est dit que c’était une bonne idée…
Quand on a fait le compte et qu’on a vu qu’on serait 9, on s’est dit que ça allait être fun.

Glisses post apocalyptiques

Written by Sylvain. Posted in Les nouvelles du front de neige...

La fin du monde a donc eu lieu le 21 décembre 2012, laissant la majeure partie de notre planète recouverte de neige et nous obligeant, nous les survivants, à nous déplacer uniquement au moyen de nos engins de glisse préférés. Pour notre part, on ne sait pas trop ce qu’il y a en-dessous de 1’500 mètres, on ne s’y est pas aventuré depuis le 20 décembre dernier, préférant nous réfugier en altitude. Alors si jamais tu nous lis depuis la plaine … ça s’passe ?

 

Nouvelle lune

Nouvelle ère glaglacière

Notre camp de base a été établi au fond du Val de Bagnes, dans une cabane perdue au milieu de faces gavées de neige fraîche et à température adaptée à la conservation de l’or blanc. Anna et moi ne sommes pas seuls et nous devons lutter pour notre survie au milieu d’étranges créatures qui tentent de nous voler notre précieuse poudre blanche. Ils semblent être mieux équipés que nous, parce qu’ils gravissent les sommets en courant sur ce qui semblent être des skis aussi, mais … en beaucoup plus fins. Et puis il y a cette pipette qu’ils gardent toujours à proximité de leur orifice bucal. Quel carburant utilisent-ils ? Nous ne le saurons jamais.

 

Mad Max

Si ces ennemis déclarés montent plus vite que nous, c’est en riant que nous traçons les faces vierges en les laissant loin derrière nous. Nos engins étant conçus pour atomiser tout autre moyen de locomotion en descente. ZAG Ubac et Jones The Solution. Créés par le génial Dr. Zag. La vitesse est la clé de notre survie.

 

Erase and rewind

Allez sérieux … vas pas nous contredire, on s’est tapé une belle fin du monde quand même, non ? Après, ça aurait pu se passer comme décrit ci-dessus aussi. Nous on était preneurs dans ces conditions. Bref, on garde : la cabane, les faces gavées de neige, les pipettes, on ajoute des amis et on recommence.

 

Chez Marcel

Jour 1. On se tape nos 800 D+ pour arriver à la cabane Marcel Brunet. Si tu cherches c’est au fond de la vallée à droite. En montant, on remarque premièrement que la neige est magnifique et secundo que sur le haut … ben y a des lignes ultra joueuses partout. Incroyable. J’ai rarement vu autant de pillows. Et en plus les pillows … le collant pipette il les ride pas ! Evidemment avec 80 en moyenne sous le pied (oui, avec les années leurs skis ont quand même pris quelques mm), tout ce que tu vas voir, c’est sa pipette immobile dépasser tel un périscope du premier champignon de la ligne. Bref, c’est de bonne guerre, nous on les aime bien quand même. Et puis vu ce qu’ils nous collent en montée, on va pas trop la ramener non plus … Tout ça nous amène donc à la cabane Brunet en fin d’après-midi. On pénètre l’antre et là … surprise. Quel luxe ! On y retrouve nos amis et on se tapera proprement la cloche le soir après avoir décidé du tour du lendemain, cartes éparpillées sur la table.

Ne se trouvera jamais à proximité d’un lift …

 Rogneux, mais gentil quand même

Jour 2. On attaque la montée vers le Rogneux (3083m) histoire de prendre de l’altitude et de voir un peu mieux les alentours. Dans l’ascension, on observe que la splitboard se comporte parfaitement bien et je suis le rythme de mes amis qui signent leur nom en finissant par « 10K D+ cette semaine ». Le shape de la Jones Solution est vraiment bien étudié. Tu as vraiment 2 fats sous les pieds, pas trop taillés donc pas mal du tout dans les dévers. A la condition que ce ne soit pas de la neige dure évidemment … Par contre, c’est vrai que le ski est plus efficace dans l’exercice de la montée. La chaussure de ski a la rigidité pour elle, quand la boots de snowboard, aussi rigide soit elle, t’oblige à verrouiller ta cheville au maximum en dévers. Bref, autre philosophie, autres plaisirs. Le sommet est atteint et on décide de séparer le groupe. Les motivés ont prévu un tour de 2’100m de D+ et basculent donc en sud. Anna, Paul, Dorothea et moi optons pour la descente en face est, étonnamment peu tracée ! Rhaaaaaaaaaaaaaa lovely !!! Nous nous laissons ensuite glisser jusqu’à la cabane. Sauf pour moi qui galère évidemment sur le replat au pied de la face. Une fois de retour, Paul décidera de remonter chercher une belle pente, vierge. Quant à nous … trop tard, la chope est tirée et en plus je retrouve de vielles connaissances toutes poilues. Quelle belle surprise de revoir Olivia et ses chiens venus promener un client. Pour rappel, nous avons fait la haute route ensemble en octobre, accompagné de certains de ses chiens. Magnifique expérience et je vous invite à aller consulter sa page : http://www.chiensdetraineau.ch/

Les AASS au sommet

 Où sont mes cuisses ?

Jour 3. La soirée de Nouvel-An a fait des dégâts dans les troupes. Nos amis les machines à grimper de la veille sont fatigués et décideront de se reposer (donc un petit 1’000 D+ seulement …). Paul, Anders, Stefi, Anna et moi décidons de monter sur un sommet repéré depuis la cabane. Tellement bon qu’on se fera la face NO tous ensemble pour finir dans les pillows sur le bas, on enchaîne ensuite la NE Paul et moi en mode hurlements de joie, puis finalement une troisième tentative stoppée par la météo et les cuisses en feu. J’ai encore du boulot avec mes cuissots, achevés par les 1’600 D+ de la journée. Retour à la cabane pour un moment de détente et surtout pour un repas gargantuesque et savoureux. Au menu : farandole de pizzas maison !!!

Y a plus qu’à …

A tâtons

Jour 4. On se lève pour constater ce qui était prévu. Jour blanc et 20cm de neige fraîche. On annonce le retour des éclaircies pour 10h, donc on décide Anna, Paul et moi de monter quand même, un œil sur l’alti et la carte mémorisée, pour aller refaire la face de la veille. Le reste de la bande étant parti pour un tour Dynafit only. De notre côté, on fait le point à 500m et on voit qu’il est presque suicidaire de se diriger vers notre col pour aller ensuite attraper l’arête qui nous mènera au sommet. On ne voit pas à 10m ! On monte quand même à 600 histoire de faire un peu de D+ et on redescendra en suivant les traces de montée dans un jour blanc absolu. De retour à la cabane, Anna et moi chargeons nos sacs, on salue les gardiens en les remerciant pour cet accueil incroyable et on prend la route pour redescendre au parking, 800m plus bas. On se laisse glisser et on a tout le loisir d’observer encore une fois ce coin qui recèle des possibilités de freeride incroyable.

 La morale

C’est qu’il n’y a pas de miracle. Les pentes vierges se méritent, à moins de camper au sommet en attendant la prochaine chute de neige. Il paraît évident que l’avenir de notre sport passe par la peau, en espérant cependant que les nouveaux pratiquants soient éduqués et respectueux de notre environnement. Les pisteurs ne sont pas là pour te sortir en cas d’avalanche et seuls tes amis pourront quelque chose pour toi. Alors formez-vous si ce n’est déjà fait. Et skiez avec les vieux sages !

 

Pour finir, on balance l’adresse :

http://www.camptocamp.org/huts/112724/fr/cabane-marcel-brunet